
Burlesque : une comédie musicale inédite à Poissy
20 janvier 2026Vidéo
Interview de Céline Choquet : cours et pédagogie Danceline – Poissy Dance Center
À Poissy et Villennes-sur-Seine, une école fait bouger les Yvelines. Cours tous niveaux, styles variés, shows… Rencontre avec sa professeure et chorégraphe.
À retenir
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Cours collectifs tous niveaux : Modern, Street Dance, Danse Orientale, Bollywood, Heels.
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Cours particuliers disponibles en Danse Orientale et Heels.
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Une troupe dédiée aux shows façon comédie musicale.
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Une approche annoncée comme bienveillante et exigeante.
Chapitrage (timing)
- 0:05 Présentation. Danceline et Poissy Dance Center
- 1:31 Pourquoi créer ses structures, sortir des codes
- 2:49 La pédagogie : bases, groupe, chorégraphie
- 4:40 Débutants : outils pour réviser et progresser
- 5:26 Modern, Street, Orientale, Bollywood, Heels : les énergies
- 7:26 Heels : sécurité, talons adaptés, style soft
- 8:59 Cours particuliers : confiance, progression rapide
- 10:01 Expression artistique : émotions avant la technique
- 11:49 Spectacles : de l’idée à la scène
- 13:33 Evy’danse : rejoindre la troupe comédie musicale
- 14:35 Références comédie musicale : ce que ça apporte
- 16:11 Après 8 semaines : bénéfices et progression
L'interview...
Questions-réponses
1. En quelques mots, comment présenteriez-vous l’école à quelqu’un qui ne vous connaît pas encore ?
Céline Choquet :Les associations Danceline et Poissy Dance Center existent depuis 2009. Poissy Dance Center a pris ce nom en 2019, je crois, anciennement sous le nom de Scop. L’association Danceline se situe à Villennes-sur-Seine, dans les Yvelines. L’association Poissy Dance Center, à Poissy. Je suis le seul professeur de ces deux associations. Mon leitmotiv, c’est des cours avec du dynamisme, de la bienveillance, du sérieux. Ça reste du loisir, parce qu’on est dans une association. J’ai à cœur d’emmener les élèves au plus haut, de leur donner les outils pour se dépasser, et aller plus loin qu’une association classique. Je mets les chorégraphies au service des émotions. Exercer une danse pour une danse, pour moi, ça n’a pas d’intérêt. J’ai à cœur qu’on puisse se libérer par la danse. Mon leitmotiv, c’est aussi la thérapie.
2. Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer votre structure, et quel déclic a tout lancé ?
Céline Choquet :Ce qui m’a motivée à créer mes propres structures, c’est la volonté d’être danseuse sur Paris. À l’époque, peut-être encore aujourd’hui, c’est un milieu difficile. Il faut rentrer dans des codes, dans des cases. Certains professeurs sont très difficiles. J’ai eu des réflexions, pas assez mince, trop lourde quand je dansais, j’y arriverais jamais. Je me suis battue pour avoir mes diplômes. Je me suis toujours dit que j’essaierais, à mon niveau, de créer des associations, écoles de danse, en faisant attention de ne jamais avoir ce genre de discours. Ne jamais mettre les petites devant, les grandes derrière, les plus rondes derrière et les plus minces devant. J’en ai souffert petite. Je sais à quel point ça peut créer des traumas chez les enfants, qui seront après des adultes. Je me suis dit, autant créer les choses avec mes propres codes et mes valeurs.
3. Votre pédagogie repose sur quels piliers concrets, en cours comme en répétition de spectacle ?
Céline Choquet :Au sein des cours, pour les enfants, je leur apprends les bases de la danse. Je reste sur le positionnement, l’équilibre, gérer son corps, son espace. Les cours se passent avec un échauffement, l’apprentissage des bases. Ensuite, des déplacements dans l’espace, des exercices pour évoluer en groupe, parce qu’on est sur des cours collectifs. À la fin du cours, une chorégraphie. J’aime le dynamisme, les musiques qui bougent, sortir des émotions quand on danse. J’essaie de mettre en image les mouvements, même quand je les crée. Savoir à quoi ça me renvoie, ce que ça m’inspire. Je transmets ça avec des images au sein de mon enseignement. Chacun trouve sa part à l’intérieur, en faisant une référence à sa propre histoire. Au moment de danser, aller chercher ses émotions. Mettre sa personnalité dans la danse. Je donne la chorégraphie, puis la personne la fait vivre en soi, la fait vibrer. Ça démarre à quatre ans. À différents âges, on rajoute des techniques. En soi, ça reste ça.
4. Comment l’école accompagne-t-elle un vrai débutant pour qu’il progresse vite sans se décourager ?
Céline Choquet :L’élève a son cours. J’ai à cœur de donner des outils pour réviser, parce que chacun a sa façon d’intégrer le cours, la chorégraphie. Il y en a qui sont visuels. Il y en a, c’est répétitif, répéter le mouvement. Chacun a sa propre mémorisation. Je transmets à la fin du cours, ou au fur et à mesure, des petites vidéos. Soit des tutos, mais je n’ai pas toujours le temps. On filme la fin des cours, les chorégraphies, les mouvements, pour qu’ils puissent les intégrer, les exercer, se les approprier au fur et à mesure.
5. Modern, Street Dance, Orientale, Bollywood, Heels… comment décririez vous l’énergie de chaque style ?
Céline Choquet :Chaque type de danse a sa propre énergie. Le moderne jazz est varié. On a des chansons plus douces, plus dynamiques. On est sur un cours technique, avec l’apprentissage. Les cours de street dance, c’est du modern avec une influence hip hop. Les mouvements sont plus saccadés, plus d’énergie, plus précis. On travaille un peu moins la technique, c’est plus relié au modern jazz. Dans la danse orientale, on apprend l’isolation, la sensualité liée à ce type de danse. Le Bollywood vient après avoir appris la danse orientale. C’est la continuité. On rajoute la technique du Bollywood, avec l’énergie, l’émotion, ce qu’on essaie de transmettre. Ensuite, on a le Heels, rentré dans l’école récemment. C’est l’apprentissage d’évoluer en danse en talons. Se déplacer, se mouvoir, prendre de l’assurance. Pour moi, il faut savoir danser avant d’apprendre le Heels, parce qu’on se rajoute les talons, pas toujours évidents à maîtriser. C’est intéressant, très en vogue. On a besoin d’assurance, de se libérer, de montrer son potentiel féminin. J’aime l’enseigner.
6. Pour le Heels, comment sécuriser la pratique et progresser en technique sans se blesser ?
Céline Choquet :Pour la technique du Heels, ce n’est pas juste porter des talons. Il faut des talons adaptés, qui maintiennent bien la cheville, avec un talon évasé à la fin, pour le maintien et l’équilibre. C’est la première chose dont on parle en début d’année ou en début de cours privé. C’est la base pour marcher, se déplacer, être stable, faire des tours. C’est important d’avoir le bon socle pour évoluer ensuite. Il y a différents types de Heels. Il y a l’idée de danser en talons. Il y a d’autres techniques où c’est parfois un peu vulgaire. Moi, je suis dans le côté soft. Il faut travailler l’interprétation, l’assurance. Mais tout ce qui est booty shake au sol, danser en body, ce genre de choses, ce n’est pas chez moi. Le twerk ne me représente pas. Il en faut pour tous les goûts. Moi, c’est sensuel. On travaille la détermination et la féminité.
7. Vous proposez aussi des cours particuliers, à qui s’adressent-ils et pour quels objectifs ?
Céline Choquet :Pour les cours privés, certaines personnes ont peur d’évoluer en cours collectif. Peur du jugement, peur de ne pas y arriver. Elles perdent leurs moyens avec les autres en les regardant. Je propose ces cours pour aider individuellement. Elles ont moins peur du regard des autres. Ça permet de se lâcher et d’apprendre plus vite. Un cours privé représente à peu près 7 heures de cours collectifs. On est focus sur la personne. C’est intéressant. Parfois, c’est pour développer des personnes que j’ai déjà en cours. Je leur donne plus de technique, parce que je suis sur elles en permanence. C’est un moment de partage.
8. Quelle place tient l’expression artistique dans vos cours, au-delà de la technique pure ?
Céline Choquet :L’expression artistique tient une grande place dans mes cours. Je ne suis pas une très grande technicienne. J’arrive à vivre les émotions dans la danse et à les transmettre. Transmettre une émotion, c’est le plus important chez moi, au-delà de la technique, de la souplesse. Selon comment on est formé, comment on est né, il y a des limites. J’ai mes limites. J’ai développé le côté artistique, parce que tout le monde peut l’avoir. Prendre une expérience de vie, la mettre en soi, la retransmettre sur scène. En faire quelque chose de beau. Une émotion vécue tristement, malheureusement, la retransmettre. Toucher le public, qu’il se sente touché à son tour. C’est plus important que d’avoir une jambe qui va tout là-haut. Bien sûr, si on a tout, c’est mieux. Mais au moins, on en garde quelque chose. Quand les personnes sortent de mes spectacles en ayant pleuré, ri, en étant touchées, et m’envoient des messages, c’est le plus précieux pour moi.
9. Les spectacles sont très identitaires chez vous, comment naît un show, de l’idée à la scène ?
Céline Choquet :Les spectacles, je les crée de différentes manières. Souvent, c’est une expérience de vie. Je me dis, je vais essayer d’en faire quelque chose de beau. C’est un exutoire. Il y a toujours un message derrière, relié à une expérience, un moment de vie. J’avais créé un spectacle sur Peter Pan, parce que j’avais un compagnon qui, à mes yeux, restait un peu trop enfant. Un autre, c’était Résiste, parce que j’avais un moment de vie compliqué. Soit je résistais, soit je passais dans un côté pas très chouette. Cette année, c’est un spectacle sur les émotions. La découverte du TDH, la tempête des émotions. Comment les traiter. Comment comprendre que chaque émotion a son importance dans la vie de quelqu’un. Un autre spectacle, c’était un voyage. Un voyage à New York. J’ai fait un spectacle sur New York. Ça dépend. Un moment de vie, une pensée la nuit, une odeur.
10. Votre troupe dédiée aux comédies musicales, c’est quoi exactement ? et comment la rejoindre ?
Céline Choquet : Pour les personnes qui intègrent la troupeEvy’danse, c’est ouvert à tout le monde. La plupart, ce sont des élèves que j’ai vu évoluer. Ils ont acquis des compétences importantes pour des spectacles pro. Une certaine technique, une aisance scénique, l’interprétation, le sérieux. Le côté humble aussi. Pour moi, il n’y a pas de star. On a besoin les uns des autres. Celui qui tire le rideau, la personne qui a la musique au son. Le comportement global, le respect, la ponctualité. Quand je les sens prêts, je les contacte. Je leur propose d’intégrer la troupe.
11. Vous évoquez des univers comme West Side Story, Hair, Chicago, Starmania ou Le Roi Soleil. qu’apportent ces références au public et aux élèves ?
Céline Choquet :J’ai été bercée par les comédies musicales. J’adore ça. La première que j’ai découverte, c’était Starmania. Starmania a une grande importance dans ma vie. C’est pour ça que ça a été le premier spectacle pro que j’ai voulu monter. Les personnes qui me connaissent depuis longtemps savent que Starmania est quelque chose qui m’anime. Ça fait aussi mon métier aujourd’hui. Ça a révélé plein de choses en moi. Les comédies musicales ont une grande importance. Je m’en nourris, parce que c’est très complet. Il y a le chant, la danse, le théâtre, tout est réuni. Dans mes chorégraphies, on ne chante pas toujours, ce n’est pas évident. Mais le théâtre et la danse sont très imbriqués dans ma vie, dans ce que j’enseigne. Les comédies musicales traitent de passages de vie. C’est nourrissant pour mon esprit artistique de les voir. C’est ce que j’essaie de transmettre dans mes spectacles. Ce côté artistique complet que, pour moi, doit avoir un danseur. Je mets le chant entre parenthèses. Mais l’interprétation, le théâtre et la danse ne doivent faire qu’un, dans l’idéal.
12. Si une personne des Yvelines hésite à s’inscrire, quel bénéfice concret peut-elle attendre après 8 semaines ?
Céline Choquet :Si une personne hésite à s’inscrire, je dirais qu’elle peut venir voir. Quand on voit, on se rend compte. Au téléphone, on ne voit pas comment le professeur enseigne. Le mieux, c’est de venir voir, de se renseigner, de regarder sur les réseaux, et de tester. Il faut aussi avoir la volonté d’y arriver et d’avancer. Mais porté par le groupe et par la bienveillance, tout le monde peut faire des progrès. On monte des petites marches. Ça ne peut pas être d’un coup. Il y a toujours une marge de progression. Je dis à mes élèves, rappelez-vous quand vous êtes arrivés en septembre, en octobre, et où vous en êtes, quand ils se démontent un peu tout seuls. Pensez à la progression. Des fois, c’est fulgurant. Des fois, il faut de la patience. On fait en fonction de ses possibilités.




